Quand on habite en Polynésie, on souhaite vivre dans une maison légère et ouverte, avec des sojis coulissants en guise de portes, des ventaux ou des louves comme fenêtres, des haies d'hibiscus pour clôturer le terrain plutôt que des murs de parpaing. On veut le charme mais aussi la sécurité: une alarme efficace peut s'imposer comme garant de notre tranquillité.
La sécurité comprend 3 étapes:
- La détection :
Il s'agit de détecter toute intrusion ou tentative d'intrusion.
On distingue 3 types de détection qui correspondent à 3
types de protection. la détection périmétrique, qui contrôle toutes les issues
(portes, fenêtres, grilles.), enregistre et transmet à la
centrale toutes les anomalies pouvant survenir dans le cadre
d'une effraction (ouverture, choc, bris de glace.). la détection volumétrique, qui surveille l'espace et décèle
tous les mouvements occasionnés dans le volume protégé et
transmet l'information à la centrale Il existe aussi une gamme complète de détecteurs techniques
(fumée, fuite d'eau, température.) et de détecteurs extérieurs
de pré-alarme.
- La gestion :
Toutes les informations transmises par le détecteur à la
centrale sont analysées et mémorisées pour ordonner le déclenchement
du mode de signalisation choisi par le client. La centrale
est «l'intelligence» de l'installation. Le pilotage permet
la mise en service et hors service de l'installation. Il
fonctionne par boîtier à clé, à code ou par télécommande
radio.
- La signalisation :
Les types de signalisation les plus répandus sont : la sirène : elle devrait théoriquement paniquer le cambrioleur
et avertir le voisinage. En réalité, les voisins trop souvent
dérangés n'y croient plus et le cambrioleur averti ne sera
pas forcément découragé. le transmetteur : il donnera l'alarme auprès de vos proches,
amis etc. Si ce système paraît séduisant, il expose en réalité
des personnes non entraînées ni équipées à faire face à
des situations qu'elles ne sauront pas forcément gérer et
qui pourraient s'avérer dangereuses. De plus, vous n'êtes
pas habilité à faire intervenir les services officiels sans
avoir réalisé au préalable un lever de de doute (vérifier
qu'il y a bien un intrus chez vous), ce que les sociétés
privées de télésurveillance savent faire.
le flash : il permet de localiser le lieu de l'effraction.
- La télésurveillance :
La télésurveillance est le prolongement naturel de l'installation
d'alarme locale. Elle consiste à utiliser le réseau téléphonique
pour transmettre jusqu'à une station centrale les informations
émanant des réseaux de détection desservant une résidence,
magasin ou entrepôt. La station centrale, selon les consignes,
préviendra le correspondant choisi ou enverra directement
sur place un personnel d'intervention. L'usager d'un service
de télésurveillence doit disposer d'une alarme dotée d'un
transmetteur et souscrire un abonnement auprès de l'organisme
dépositaire de la station centrale. Certaines sociétés sont
équipées d'un système qui leur permet de gérer les différentes
informations que la centrale transmet (vol, agression, sabotage)
et de contrôler la mise en service ou hors service de l'alarme.
l’option sans fil
Les systèmes d’alarmes évoluent et se perfectionnent pour devenir à la fois plus simples et plus performants. Zoom sur la technologie sans fil.
À l’image du procédé Wi-fi en informatique, la technologie radio est désormais de plus en plus utilisée pour les systèmes d’alarmes (intrusion des personnes, risque incendie).
Gros avantage: l’absence de fil à tirer, puisque tout fonctionne par onde. Un procédé appréciable lorsque la maison est achevée et décorée. Plus besoin de se lancer dans un chantier compliqué, de subir d’éventuelles dégradations et de prévoir plusieurs jours d’installation. Une fois vos besoins déterminés, les travaux à domicile peuvent être effectués en une heure. Certains systèmes dits «bi-bandes» utilisent deux fréquences éloignées afin d’assurer une transmission sans parasite et pourvoir à une tentative de brouillage.
Limiter les déclenchements intempestifs
Autre atout de la technologie radio: le système est insensible aux coupures de courant (accidentelles ou malveillantes) et aux surtensions, facteurs de déclenchement intempestifs des systèmes d’alarmes. L’inconvénient majeur demeure son coût, le matériel 100 % sans fil (détecteurs et centrale sans câble) revenant, pour l’heure, six fois plus cher. Cependant, ce surcoût peut être compensé, selon la surface de la maison à sécuriser, par la réduction de la maîtrise d’oeuvre. Ainsi, l’économie réalisée en câblage pour un fare de 300 m2 compensera le prix à payer pour une configuration sans fil.
QUELQUES PRÉCAUTIONS
Protéger sa maison par un système d’alarme ne doit pas, pour autant, vous dispenser de prendre, en votre absence, quelques précautions simples, mais parfois dissuasives. Ainsi, essayez de faire en sorte que votre fare ait l’air occupé:
- Si l’absence est de courte durée: laissez une lumière, la radio ou la tv allumée,
- Renvoyez vos communications téléphoniques sur votre portable plutôt que d’enclencher le répondeur,
- Demandez à un proche (ou à un jardinier) de venir arroser, tondre la pelouse,
etc.,
- Enfin, évitez les clefs sous le paillasson ou le pot de fleur: les cambrioleurs
ne sont pas nés de la dernière pluie…
- Les normes: la double certification «NF et A2P» est une référence de qualité et de sécurité. Ces normes certifient du matériel approuvé par les professionnels (constructeurs et installateurs) et D en métropole tout au moins – par les assureurs. L’A2P est suivie par de petits boucliers indiquant le niveau de protection.
- La batterie de la centrale: selon le système, certaines batteries ont plus ou moins d’autonomie. Les appareils alimentés par des piles au lithium offrent une autonomie supérieure (cinq ans).