Voici quelques
arbres, indigènes et parfois rares, en Polynésie,
ainsi que certains conseils pour vous aider à les replanter
dans votre jardin.
Le Badamier
L’Autaraa («Autera») popaa ou Autaraa maohi,
Terminalia cattapa - Terminalia glabrata, le badamier, famille
des Combrétacées: arbre indigène d’ombrage,
de grande taille aux branches étalées horizontalement,
qui pousse sur les plages et dans les vallées. Il était
autrefois planté à proximité des sépultures.
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Caduques,
ses feuilles ovales, d’ordinaire si vertes, si
grandes (30 cm) prennent une magnifique teinte rouge
en juillet, avant de tomber. Les fleurs, de couleur
blanc cassé, sont, par contre, très petites.
Elles donnent des fruits, ovales violets, verts ou jaunes,
légèrement aplatis. A la chute du fruit,
une fois séché, on peut délicatement
le casser et découvrir le noyau et l’amande
qu’il contient. Cette amande, grillée,
possède le goût savoureux de la noisette.
Elle renferme également une huile comestible.
Par sa richesse en tanins, l’écorce est
également utilisée de manière industrielle.
Le bois de badamier sert dans l’artisanat: sa
solidité et sa résistance à l’eau
sont particulièrement appréciées
aux Marquises dans la construction de pirogues. |
| L’écorce de l’arbre est utilisée
de manière médicinale, pour combattre la dysenterie
ou les diarrhées chroniques. Les feuilles, elles, sont
employées, sous forme d’infusions, pour soigner
les bronchites. |
Le Pandanus
Le Fara, Pandanus odoratissimus, famille des pandanacées
: arbre indigène le plus utilisé en Polynésie
après le cocotier. Il pousse surtout sur les plages
et terrains sablonneux de bord de mer, mais également,
de manière moins alambiquée, en montagne,
jusqu’à 800 m d’altitude. Le pandanus
est aisément reconnaissable : par ses racines aériennes
qui poussent sur le tronc en un faisceau pyramidal, ses
feuilles qui tombent en grappes touffues à l’extrémité
des branches.
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Certaines sont épineuses, d’autres comme
celles du pandanus inermis, qui font la célébrité
des îles Australes, sont lisses. A maturité,
vers deux ou trois ans, les feuilles vertes sont coupées
puis utilisées, après séchage,
en vannerie ou dans la fabrication des célèbres
toits de pandanus, si chers aux hôtels polynésiens.
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On peut également en faire des peue (nattes), des
voiles de pirogues, des sacs, des chapeaux et toutes sortes
de tissages.
Les pieds «mâles» portent de grands épis
entourés d’une longue feuille blanche parfumée
et la célèbre fleur Hinano. Les pieds femelles
donnent de gros fruits verts, dont la texture en écailles
est proche de celle de l’ananas. En mûrissant,
ces fruits, devenus rouges vifs, sont utilisés dans
la confection de colliers. Une des bases de l’alimentation
de certaines îles, le fruit du pandanus est consommé
à l’eau ou cuit dans la terre, dans le four
tahitien. Mélangée à la coco râpée,
la pulpe de ce fruit est cuisinée sous forme de galettes
qui, séchées au soleil peuvent être
conservées longtemps avant d’être cuites.
Le bois, quant à lui, ressemble à celui du
cocotier et la sève extraite de la tige du fruit
sert de base à une boisson alcoolisée.
Le Miro
Thespesia populnea Soland, arbre indigène aux fleurs
jaunes et aux feuilles triangulaires, est un arbre sacré
de l’histoire polynésienne : lors de cérémonies
marquisiennes, le prêtre frappait deux baguettes de
cet arbre entre elles afin d’initier des danseurs
ou de lever un tabu. A Tahiti, il ornait certains marae
et servait dans la fabrication de bols (umete), de pagaies,
de tiki et d’effigies religieuses, de manches de harpon
ainsi que des traverses des pirogues à balancier.
Le suc de l’écorce du tronc servait également
à teindre le tapa et le jus extrait des racines à
colorer et parfumer l’huile de monoï.
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Réputé pour son bois,
le fameux bois de rose, bois vert odorant, le miro est
un arbre, encore aujourd’hui, très prisé
dans l’ébénisterie, la sculpture
et l’artisanat.
Le fruit du miro, sorte de capsule verte, est utilisée
par les enfants pour se fabriquer des toupies. |
| Les fruits du miro, écrasés, servent de remède
contre la migraine et le suc du pédoncule guérit
les morsures de cent-pieds. Les autres parties de l’arbre
sont également connues pour leurs vertus médicinales:
calculs urinaires, fibromes et tumeurs diverses, traitement
externe des fausses couches, céphalées, plaies
envenimées, lymphangites, pertes blanches avec troubles
nerveux. |
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