| Assainissement des eaux usées
De nos jours, toute nouvelle habitation doit avoir un dispositif d’assainissement validé par le service d’hygiène et de salubrité publique. La demande de permis de construire doit en effet être accompagnée d’un formulaire renseigné concernant le dispositif prévu pour l’assainissement des eaux usées. L’accord du permis de construire dépend, pour partie, de la validation par le service d’hygiène et de salubrité du futur dispositif décrit dans ce formulaire. Ce dispositif doit être conforme à l’arrêté n°1506CM du 29 décembre 1997 fixant les normes de construction, d’installation et d’entretien des dispositifs individuels utilisés en matière d’assainissement autonome des constructions.
La législation
Le choix du dispositif d’assainissement dépend:
- du nombre d’habitants dans l’habitation,
- de la perméabilité des sols environnants,
- de la surface disponible,
- de la profondeur de la nappe phréatique.
La législation prévoit plusieurs dispositifs possibles pour l’assainissement individuel des eaux usées après leur collecte; mais la priorité doit être donnée à un traitement commun des eaux des toilettes et des eaux ménagères. Le choix du dispositif dépend ensuite des paramètres énoncés par ailleurs.
PREMIÈRE POSSIBILITÉ:
les eaux de la fosse toutes eaux (eaux des toilettes + eaux ménagères) sont rejetées dans le sol par l’intermédiaire d’un épandage en sol naturel ou reconstitué. Ce système est considéré comme le plus efficace pour la protection de l’environnement, mais il nécessite de grandes surfaces disponibles.
1- collecte toutes les
eaux usées de
l’habitation:
WC, cuisine, salle de bain,
machine à laver, évier.
2 - Prétraitement
Une fosse ”toutes eaux”
(ou fosse septique) permet
de décanter les particules
solides et les graisses |

3 - Traitement et dispersion
L’infiltration des eaux
dans le sol ou dans un
massif de sable permet
d’éliminer la pollution
restante par l’action
des micro-organismes
qui y sont présents
de façon naturelle |
SECONDE POSSIBILITÉ:
les eaux de la fosse toutes eaux passent dans un lit bactérien (en pouzzolane, roche volcanique), qui assure une nouvelle dégradation des matières organiques encore présentes, puis dans un puits d’infiltration (ou puisard) duquel elles seront rejetées progressivement dans la nature.
Exceptionnellement, les eaux des toilettes et les eaux ménagères peuvent être traitées séparément. Les eaux des toilettes passent dans la fosse septique puis sont traitées selon l’une des deux solutions déjà énoncées, les eaux ménagères sont évacuées dans une boîte à graisse puis rejetées dans la nature par l’intermédiaire d’un puits d’infiltration.
Les fosses septiques permettent une première épuration des eaux usées. L’épandage, constitué de drains perforés placés horizontalement, permet une seconde épuration des eaux lors de leur évacuation par filtrage à travers le sol. Le puits d’infiltration est un puits souterrain, dont les parois, constituées en pierres ou en béton, sont percées pour permettre l’évacuation progressive des eaux épurées. Concernant les volumes
Dans le cas de la mise en place d’une fosse septique toutes eaux, le volume de celle-ci doit être au moins égal à 3 m3 pour des logements ne comportant qu’une chambre (2 personnes) et être augmenté de 0,5 m3 par usager permanent supplémentaire.
Dans le cas de la mise en place d’une fosse septique uniquement destinée au traitement des eaux des toilettes, le volume de celle-ci doit être au moins égal à 2 m3 pour des logements pouvant comprendre jusqu’à 8 usagers. Pour des logements plus importants, il devra être augmenté d’au moins 0,25m3 par usager permanent.
Concernant les boîtes à graisse, le volume minimum est de 300 litres pour une desserte de cuisine.
Du plastique ou du béton
Les fosses septiques et les bacs à graisse peuvent être en béton ou en plastique. Les entreprises locales qui fournissent des fosses et des boites à graisse en plastique les livrent sur place, il vous incombe ensuite, à vous ou à votre entrepreneur, la mise en place et l’installation du matériel. Le plastique offre l’avantage d’être léger et facile à manipuler, mais il peut être nécessaire de protéger le dessus de la fosse ou la boîte à graisse par des plaques de béton, si celles-ci se trouvent sur le passage de voitures.
Fosses toutes eaux
Depuis quelques temps un nouveau type de fosse est commercialisé sur le territoire; ce sont des fosses toutes eaux qui contiennent
un pré filtre en pouzzolane et un système de diffuseur. Celuici permet d’éviter la remise en suspension des boues décantées dans la fosse. Si vous optez pour une fosse et une boîte à graisse en béton, elles seront fabriquées en atelier selon des procédés précis puis livrées sur place; certaines entreprises du territoire qui fabriquent des systèmes d’assainissement en béton assurent également toute l’installation du système. Un avantage du béton: il offre une grande résistance aux déformations dues aux pressions.
Aperçu sur les coûts
Pour l’achat d’une fosse classique en plastique, compter approximativement:
- 85 000 Fcfp pour une fosse de 2 m3,
- 118 000 Fcfp pour une fosse de 3 m3,
- 162 000 Fcfp pour une fosse de 5 m3.
Le coût pour l’achat d’une fosse "intégrale" toutes eaux avec un pré filtre en pouzzolane, un système de diffuseur et un orifice de visite est de 91 500 Fcfp pour une fosse de 2 m3, 124 000 Fcfp pour une fosse de 3 m3, 225 000 Fcfp pour une fosse de 5 m3.
Par ailleurs, prévoyez 40 000 Fcfp pour une boîte à graisse en plastique de 0,5 m3 et 51 000 Fcfp pour une boîte à graisse de 0,9 m3.
Pour des installations en béton, voici une approche des coûts:
- une fosse en béton de 2 m3: 120 000 Fcfp et 40 000 Fcfp pour sa pose et son raccordement au circuit d’assainissement,
- une boîte à graisse en béton de 500: 60 000 Fcfp et 25 000 Fcfp pour sa pose et son raccordement,
- un lit bactérien de 1, 2 m3: 75 000 cfp et 15 000 Fcfp pour sa pose et son raccordement,
- un puisard de 4,5 m3: 70 000 Fcfp et 40 000 Fcfp pour sa pose et son raccordement.
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