La construction en bois offre l'immense avantage de ne faire appel qu'à un seul matériau, possédant les mêmes caractéristiques, même coefficient de dilatation, le même entretien. Ce matériau unique offre une gamme de produits extrêmement étendue qui permet de répondre à toutes les exigences techniques et esthétiques. En plus de toutes les catégories de bois massif, usiné ou pas, on trouve toute la panoplie des contreplaqués, lattés, panneaux travaillants, agglomérés, bardeaux, etc.

Construire en bois

Pourquoi choisir le bois?

Le bois, matériau performant, offre une grande liberté architecturale: volumes importants,

larges baies, variété des formes. Il s’adapte, grâce aux pilotis, à tous les types de terrain, dont les plus délicats: en pente, en terrasses, sols faiblement porteurs, bords de mer. Il est facile à assembler et se prête aisément aux transformations et aux extensions, évoluant au rythme des occupants de la maison. Sa mise en oeuvre est relativement rapide: comptez en moyenne une semaine pour la phase clos-couvert (murs, charpente, toiture). Esthétique, il s’intègre parfaitement à l’environnement.


Aussi, le bois est un sain; il est hygroscopique (rejet de l’humidité dans l’air), très peu électrostatique et passe pour le moins radioactif de tous les matériaux de construction. Surtout, le bois est un très bon isolant. Sa conductivité thermique est environ 15 fois plus faible que celle du béton et 400 fois plus faible que celle de l’acier!

Mises en oeuvre et qualité
On distingue deux type d’ossatures bois: l’ossature plate-forme où chaque plancher sur lequel on monte les murs et cloisons (en panneaux dérivés de bois, en contreplaqué avec parement…) est autonome, et le système poteaux-poutre. Dans ce cas, l’ossature est espacée de façon à supporter le ou les planchers et la toiture.
Apparente, la charpente participe au décor intérieur et l’habillage de l’ossature est assuré par un bardage en lames de bois horizontales ou verticales (planches fixées sur des tasseaux).
Certains constructeurs (Lockwood par exemple) ont également développé des systèmes auto-porteurs où les murs font partie de la structure.

Beaucoup de préjugés et d’idées reçues circulent sur les fare en bois, dont leur présupposée faible durée de vie et leur fragilité. Or, une maison en bois peut très bien se comporter dans le temps. Tout dépend en fait de la qualité de la mise en oeuvre, du choix des essences, des traitements appliqués (contre les moisissures et les insectes) et du soin porté à l’entretien après la construction. Si ces conditions essentielles sont réunies, le fare aura de belles années devant lui. Les fare MTR en bois, réputés pour leur propriétés paracycloniques, ont du reste largement prouvé leur capacité de résistance.

Tableau de conversion
Bois raboté
Pouce en millimètres
Bois brut Pied en mètres linéaires
1’’=19 mm 25 m 12’=3,66 m
2’’=38 mm 50 m 14’=4,27 m
3’’=63 mm 75 m 16’=4,88 m
4’’=88 mm 100 m 18’=5,49 m
6’’=138 mm 150 m 20’=6,10 m
8’’=188 mm 200 m 22’=6,71 m
10’’=238 mm 250 m 24’=7,32 m
12’’=288 mm 300 m  
Attention: les conversions des pouces en millimètres ne se basent pas sur la réelle valeur
du pouce (1 pouce/inch = 2,54 centimètres) du fait du rabotage du bois en usine.

Mode de calcul des pièces de bois:
Epaisseur en pouces x largeur en pouces x longueur en pieds = nombres de pieds carrés
12
 

DES PIEDS ET DES POUCES
Les dimensions des bois vendus localement sont généralement exprimées en pieds et en pouces. Comment s’y repérer ?
- Pour une planche de 2’ x 3’ x 16’’: traduire par 2 pouces (épaisseur) x 3 pouces (largeur) par 16 pieds (longueur).
- 1 pouce = 25,4 mm. 1 pied = 12 pouces.
- Hélas pour la simplicité, seuls les bois vendus brut de sciage (souvent les bois exotiques et les bois de menuiserie), correspondentà la dimension réelle. Les autres (bois rabotés) voient leurs pouces diminuer, soit 1 pouce = 19,38 mm.
- La référence peut également être le pied carré qui exprime en fait… un volume! Il est représenté par un plaque de 1 pied x 1 pied x 1 pouce d’épaisseurs. 1 m3 = 424 plaques.

Bois, incendie et assurances !
Contrairement aux idées reçues, le bois est un matériau possédant l’une des meilleures résistances au feu. Au demeurant, les pompiers préfèrent les fare en bois aux maisons à ossature métallique qui, sous l’action du feu, vont se déformer et s’écrouler rapidement. Le bois, pour sa part, brûle lentement et régulièrement sans transmettre sa chaleur aux parties voisines et sans dégager de fumée toxique. Il ne se dilate pas et n’éclate pas à la chaleur; sa combustion est prévisible et les dangers d’effondrement immédiat sont donc moindres. Certaines portes pare-feu ou coupe-feu sont d’ailleurs en bois. Le vernis et les peintures intumescentes, les revêtements minéraux (plâtre) ainsi que l’ignifugation constituent notamment des boucliers thermiques et favorisent la résistance au feu.
Les assureurs peuvent cependant, lors de la souscription d’une multirisques habitation, se montrer réticents et majorer leurs tarifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chantier protégé
Les bois bruts étant sensibles à l’humidité, il est conseillé de les protéger au cours du chantier, à fortiori en saison des pluies. Aussi, il est recommandé de:
- planifier efficacement ses approvisionnements afin d’éviter un stockage prolongé,
- abriter le bois de la pluie, du soleil et des remontées d’humidité en évitant le contact avec le sol et en aérant les piles de bois.

 

Le saviez-vous?
- 1 tonne de bois produit 1,1 tonne d’oxygène et absorbe 1,6 tonnes de gaz carbonique. Un seul Hêtre de 25 m de hauteur libère chaque jour la quantité d’oxygène que respirent trois personnes.
- On récolte chaque année dans le monde 3,5 milliards de m3 de bois; environ 25% sont employés pour le bâtiment et la fabrication de meubles et d’emballage.
- Pour transformer le bois en matériaux de structure il faut environ 30 kWh/m3, soit six fois moins que pour fabriquer le béton et 20 fois moins que pour produire de l’acier.

 

Ecolo, oui mais…

L’emploi du bois, seul matériau de construction renouvelable et biologiquement dégradable a été encouragé au niveau international, notamment lors du sommet de Kyoto (1997) afin de lutter contre l’effet de serre et le réchauffement de la planète. S’il est préconisé, son utilisation reste cependant liée à une gestion durable des ressources forestières. Or, c’est là que le bas blesse. 43 % de la forêt mondiale est localisée dans les pays industrialisés et 57 % dans les pays en voie de développement. Dans ces pays, la déforestation a amputé en moins d’un siècle une partie des forêts tropicales et 17 millions d’hectares continuent de disparaître chaque année. Or, le peuplement stable et même en progression dans les forêts tempérées, grâce aux politiques de reboisement menées (comme en France), ne font que compenser en partie cette destruction…

Par ailleurs, d’autres critères inhérents à la chaîne de construction devrait être pris en compte pour dresser un “bilan énergétique” objectif (quantité de C02 émise). Qui dit bois, dit par exemple, utilisation de produits de traitement et d’entretien dont l’impact sur l’environnement n’est pas toujours aisément évaluable…